Alors voilà une fic que j'ai écrit. C'est un yaoi. je vais sûrement en mettre d'autre...Please, laissez un com's ! mici !
_________________________________________________________________________________
The GazettE
Auteur : Jun
Genre : yaoi
Remarques : alors bien-sûr, ThE GazettE, ne m'appartient pas >,<
c'est la première fois que je fais une fic Yaoi, alors soyez indulgent, merci >,<
Après la pluie, le beau temps...
Tient, il neige, cela faisait longtemps que je n'avais plus vu des flocons blancs, innocents, tomber. Ma tête reposait contre la fenêtre, ma respiration formant un halo de buée, une main vagabondant sur le manche de ma guitare, l'autre lui grattant les cordes. Je regardais par la fenêtre, mais mes pensées étaient ailleurs, oui, ailleurs. Avec lui. Je continuais de visionner son corps que je connaissais par c½ur, mais que je n'avais jamais touché.
La neige avait déjà prit ses marques en formant 2 cm d'épaisseur sur le trottoir. Les enfants étaient sortis, jouant...Mais moi je restais là, à penser à lui. Que faisait-IL ? Regardait-IL lui aussi cette neige ? Je ne sus le dire.
Je me levais, me résignant à bouger. Hier, Kai nous avait annoncé que le lendemain, nous serions libres de faire ce que nous voulions. Nous étions donc rentrés chacun chez nous, pour prendre du repos, de plus, une grande tournée nous attendait. Je me levais donc et glissais dans des chaussures, prit un manteau et descendis dans le parc, en face de chez moi. Je m'asseyais sur une balançoire, abandonnée, laissée à son triste sort.
Je regardais le ciel, tient un rayon de soleil perce les nuages, y aura-t-il un arc-en-ciel ?
« Uruha ? »
Je me retournais vivement, me rééquilibrant, étant presque tombé au son de sa voix. Que faisait-IL là ? Il inclina sa tête de côté et émit un petit rire. Ce rire, cette voix, c'était merveilleux. Il était emmitouflé dans un grand manteau noir et sa tête était à moitié cachée par un cache-nez de la même couleur que sa veste.
« Tient, Reita ?... Que fais-tu ici ? »
Essayais-je de lui demander, sans perdre mon sang-froid. Depuis un mois, j'avais réalisé que j'aimais Reita et cette constatation avait singulièrement changé ma vie mais m'angoissait aussi. Ce beau bassiste qui, le nez toujours couvert par son éternel bandeau, faisait le pitre à longueur de journée ou filmait nos aventures. Depuis ce jour fatidique, je n'osais plus le regarder en face. Mais malgré le fait qu'il fasse le pitre, il pouvait aussi être souvent glacial, c'est pour cette raison que je ne lui avait avoué mes sentiments à son égard. Et puis, que penserait-il de moi ? Après tout, rien ne me disait qu'il ressentait la même chose que moi.
Je le regardais s'installer sur la balançoire à côté de moi, en silence.
« Ben, je suis venu te voir, après tout, on habite pas loin, et comme je m'ennuyais...Mais quand je t'ai aperçu ici, cela ne m'a pas étonné...On venait souvent ici avant... »
Oui, avant, avant que je ne connaisse mes sentiments pour toi. Maintenant dès que je te frôle, des frissons me parcourent.
« Ah...c'est gentil.... »
Je ne l'avais toujours pas regardé et il dut le remarquer.
« Uruha, ça va ? »
Lentement, je relevais la tête, et fus surpris de sentir sa main froide se coller sur mon front. Ce dernier était brûlant. Quand il la retira je fus presque déçu.
J'en avais envie, plus qu'envie. Reita m'avait emmené avec lui boire un thé dans un salon juste en bas de chez moi, je voulais lui dire...tout lui dire. Oui, aujourd'hui. Quand je me décidais enfin à ouvrir mon c½ur, mon portable vibra, signe que j'avais eu un message. Je le pris et regardais le destinataire : Aoi. Je ne pris pas la peine de regarder le message, ça devait sûrement être une blague, où il allait me raconter sa soirée... Je relevais la tête et, contrit, souriais à Reita.
« Reita...Il... Il faut que je t'avoue quelque chose...C'est une peu...délicat...mais il faut que je te ...le dise...en fait...Reita ... »
Reita ne bougeait plus, attendant la suite, je commençais à paniquer. Mais ne dit-on pas que l'amour peut donner des ailes ?
« En fait...Je t'aime ! »
Voilà c'était dit. Je baissais la tête, n'osant plus le regarder et continuais malgré moi à lui dire tout ce que je ressentais pour lui, depuis que j'avais découvert que je l'aimais, qu'il était ma source de vie. Que son parfum me hantait jour et nuit. Que je n'arrivais plus à me passer de lui, j'aurais tellement voulu lui dire encore plus fort qu'il était ma raison d'être. Quand j'eus fini mon monologue, il n'avait toujours pas bougé, ni parlé... Il regardais dans le vide, c'est à ce moment là que je sus que j'avais fait une erreur. Qu'est-ce-qu'il m'a prit ?
« Reita ? »
Il redressa la tête et dans un sourire désolé, compatissant, il m'avoua dans un souffle :
« Désolé, mais...j'aime Ruki... »
Il ajouta :
« Tu es comme un frère pour moi...quelqu'un à qui je tiens énormément... Désolé Uruha. »
Il se leva, prit son manteau et partit. Cette révélation me fit l'effet d'une claque...Il...aimait Ruki ?...RUKI ? Désemparé, je pris ma tête dans mes mains, laissant les larmes qui m'oppressaient couler , j'aurais voulu cogner, taper, me défouler, mais sur quoi ou qui ? Mais qu'est-ce que j'attendais au juste ? Je le savais, j'avais envisagé cette réaction, mais pas avec ce coup d'éclats, il aimait Ruki... Dans ma poche, mon portable sonnait. Je ne le pris même pas. Je partis, non sans avoir payé l'addition.
Une fois dehors, mes yeux étaient toujours embués, je voyais flou. Je marchais dans la rue, et traversais la route, sans avoir regardé ni à droite ou gauche, une voiture faillit me renverser, mais je n'y fis pas plus attention que cela, j'entendis tout de même le chauffeur vociférer après moi. Mais je continuais de marcher. Je traversais le parc, me rendant à l'autre bout de celui-ci. Je sautais au dessus de la barrière de sécurité et me trouvais là où j'adorais aller avant. Devant moi un grand ravin. Autrefois, je m'asseyais ici pour regarder le paysage, composer ou réfléchir mais aujourd'hui j'étais vide. Celui que j'aimais m'avait dit qu'il en aimait un autre...Mon monde s'était écroulé. Je sentis quelque chose vibrer. C'était encore mon portable, cette fois je décrochais, mais le c½ur n'y était pas. D'ailleurs celui-ci se serra en entendant la voix de l'autre côté.
« Uruha ? Uruha...Répond bordel, c'est au moins la 6ème fois que je t'appelle....Ruwa ? T'es là ? Ruwa ? »
C'était Aoi. Je lui répondis avec une petite voix.
« Aoi...Je ...Je...J'ai tout avoué... à Reita....Aoi... »
Le silence de l'autre côté, puis une petite voix serrée me demanda :
« Que lui as-tu dit ? Ruwa ? »
Je regardais au loin, décidément ce coin était merveilleux.
« Que...je l'aimais... »
Cette fois ci je n'entendis plus rien, je crus même qu'il avait raccroché.
« Aoi ? »
La voix qui me répondit me fit presque de la peine.
« Et...que t'a-t-il dit ? »
Je baissais la tête.
« Qu'il ...aimait Ruki... »
J'essayais de contenir mes larmes qui voulaient sortir malgré moi. J'émis un petit sanglot.
« Ruwa tu es où ? »
Je relevais la tête, regardant autour de moi, pendant un instant je l'avais oublié.
« Dans le parc, en face de chez moi, de l'autre côté de la barrière, tu sais... »
« J'arrive ! »
Je ne pus le retenir, le contre-dire. Pensait-il que j'allais faire un acte démesuré ? En étais-je capable ?. Je regardais mon portable s'éteindre de lui même, la batterie était vide...
Quelques minutes plus tard, je ne sus le dire précisément, la notion de temps m'étant enlevé, je vis la silhouette d'un homme au cheveux noirs courant en ma direction. Quand il fut à ma hauteur, il s'agenouilla à côté de moi et me prit dans ses bras. A ce moment je ne me retins plus, mes larmes coulaient à flots. Pourtant je sentis un parfum qui ne m'étais pas inconnu...était-ce celui là qui me hantait et non celui de Reita ? Il s'éloigna de moi et avec ses longs doigts fins, sécha les larmes qui restaient sur mes joues. J'esquissais un triste sourire quand nous entendîmes tous les deux des pas précipités. Je regardais qui venait et reconnus...Reita ?!? Mais que faisait-il là ? Il semblait essoufflé.
Aoi, qui me tenait toujours dans ses bras, changea d'expression. En un éclair, il se leva et, avec une vitesse fulgurante asséna un gauche à Reita. Celui-ci vacilla. On put voir un léger filet de sang s'écouler le long de sa lèvre. Sidéré, il ne prit même pas la peine d'arrêter Aoi qui continuait à le frapper. Il fallait que je l'arrête. Tout cela était à cause de moi. Je me levais, vacillant légèrement et essayais de bloquer les bras d' Aoi, bouleversé mais furieux. Mais que lui arrivait-il à lui aussi ? Quand je réussis à le stopper et que Reita était à terre, tout ce qu'il déclara était :
« La prochaine fois que tu le fais souffrir, je te jure que ce sera plus douloureux...Toi...tu...as de la chance qu'il...qu'il... t'aime comme cela... »
Je le regardais avec de grands yeux ronds. Je ne comprenais plus rien. Mon regard vacillait entre Aoi qui se calmait en essuyant quelques larmes du coin de son ½il et Reita regardant par terre, comme un enfant pris en faute et son sang qui commençait à tacher son manteau. Alors, Aoi me regarda et baissant les yeux, s'en retourna et partit, sans un mot. Je me précipitais vers Reita qui accepta mon aide.
« Pourquoi n'as-tu pas réagis ?! »
Il me regarda, sa lèvre enflée. Je passais le revers de ma manche près de sa bouche pour enlever les traces de ce combat déloyal.
« Je l'ai mérité...Et puis....la réaction d' Aoi était normale...puisqu'il ...t'aime. »
Ce fut le choc. Aoi ? M'aimait ? Mon regard se détourna.
« Mais...je... »
Je regardais à nouveau Reita puis il me prit dans ses bras. Ce n'était à plus rien comprendre.
« Ruwa...Je suis désolé...Je...Je suis venu parce que j'avais peur que tu ne fasses une bétise...Je... »
Je me détachais de ses bras puissants, tellement rassurants. Je savais ce qui allait suivre, je l'avais déjà entendu. Je remarquais en cette instant que la neige avait cessé de tomber. Il ne restait plus que les pas des enfants dans celle-ci pour prouver son existence. Mais contre toute attente, ses bras m'encerclèrent à nouveau. Je sentis son souffle près de mon oreille. Un frisson me parcourut. Je sentis son parfum, il était différent de mes souvenirs, mais cela veut-il dire que celui dont l'odeur me hantait était...Aoi ? Puis, pendant deux secondes, je ressentis à nouveau l'air froid me fouettant le visage. J'entendais ses pas qui s'éloignaient. Je baissais la tête. Quand je me retournais, il n'était plus là. J'enjambais la barrière et me retrouvai dans le parc. En quelques pas, je finis au bord de la route. Je la traversais toujours sans regarder et ne vis pas la voiture qui roulait à vive allure. J'entendais une voix me crier de me pousser, de faire attention. Puis le noir total...
Je sens quelque chose de liquide couler le long de ma tête, c'est bizarre, suis-je allongé ? On me soulève la tête, puis, j' entends une voix douce me dire :
« Uruha je suis tellement désolé..* sanglote * J'aurai du te protéger...Si tu savais...ne me quitte pas... Je t'en supplie...Que ferais-je sans toi ? Je t'en supplie réveille toi ! Ruwa...»
Était-ce Reita ? J'asseyais d'ouvrir les yeux mais je n'entrevis qu'une masse de cheveux sombre...puis je reconnu ce parfum... »
« A...oi ? »
J' entendis un petit rire qui me confirma que c'était lui. Mes larmes se remirent à couler. Mais cette fois de bonheur, j'esquissai un sourire. Aoi me serra fort contre lui et me souffla un
« Je t'aime... »
Je mis mes bras autour de son cou et lui soufflais à mon tour un :
« Je t'aime. »
Au loin, le bruit d'une ambulance ...J'étais sûrement sauvé...
_________________________________________________________________________________
Alors là voilà finie , j'espère que vous avez aimé !
Un petit commentaire pour me le dire me ferait très plaisir :)